Là où le silence des villages cache les secrets les plus noirs.
Ancien gendarme adjoint volontaire, puis boulanger, comptable et aujourd'hui agriculteur bio-intensif dans le Luberon — j'ai traversé des vies avant d'écrire. Chacune m'a appris quelque chose sur les gens, les silences, et ce que les villages cachent derrière leurs volets fermés.
Mes romans naissent de la terre. Du Vaucluse où je cultive mes planches, de l'Ardèche de mon père, des routes départementales qui mènent nulle part et de partout en même temps. J'écris des polars où la ruralité n'est pas un décor — c'est un personnage.
Mon style : l'effet marteau. Des phrases courtes qui frappent. Le non-dit plutôt que l'explication. La pudeur du roman noir. Je montre, je ne dis pas.
Dans mes villages, tout le monde sait. Personne ne parle. C'est là que commence le roman.
Un village des Cévennes. Un sentier de transhumance oublié. Trois hommes puissants — un procureur, un maire, un boucher — et un secret qui pourrit depuis 1998. Quand Marc et Gauthier tirent le fil, c'est tout le village qui se défait.
Un roman de silence et de non-dits, où chaque phrase cache un gouffre.
Soumis aux éditeursCroix de Bauzon, Ardèche. Jules a 16 ans quand il empoisonne son père aux champignons mortels. Mais pourquoi ? Construction inversée inspirée d'Agatha Christie — le lecteur connaît le coupable dès la première page. C'est le pourquoi qui fait mal.
L'homosexualité en ruralité. Le silence qui tue — littéralement.
En écritureUn domaine viticole sur les hauteurs de Roussillon. Un grand cru centenaire. Une famille noble qui ne se mélange jamais. Quand l'oncle est retrouvé assassiné et castré dans les vignes, le village accuse le voisin. Mais c'est Blanche, la mère, qui raconte — et Blanche ment.
Le vin et le crime ont la même racine. L'héritage empoisonné.
En développementDans mes romans, ce qui n'est pas dit pèse plus que ce qui est dit. Les regards, les phrases à demi-mot au comptoir, les volets qui se ferment quand la gendarmerie passe. Le village sait, le village se tait.
Mon style d'écriture. Des phrases courtes, sèches, qui frappent. Pas de fioritures, pas d'explication. Le lecteur prend le coup et comprend seul. Les dernières lignes doivent couper le souffle.
Pas la carte postale. La ruralité que je connais : les marchés à l'aube, la terre sous les ongles, les notables qui tiennent le village, les secrets qui passent de génération en génération. La beauté et la noirceur mêlées.
L'effet marteau : la dernière phrase doit fermer le livre et ouvrir une blessure.
Comment le rythme des saisons, le travail aux planches et les marchés du Luberon nourrissent mon écriture. Quand on a les mains dans la terre, on écrit autrement.
Lire →Pourquoi ce qui n'est pas dit dans mes romans est plus important que ce qui est dit. La pudeur comme arme narrative. Le silence comme personnage.
Lire →Comment les souvenirs d'enfance en Ardèche deviennent le décor d'un thriller psychologique. La Croix de Bauzon, les champignons, les forêts profondes.
Bientôt →De la gendarmerie à la boulangerie, de la comptabilité au maraîchage — comment chaque vie vécue m'a donné de la matière pour écrire.
Bientôt →Éditeur, lecteur, journaliste, libraire — si mes histoires vous parlent, écrivez-moi. Je suis plus à l'aise avec les mots qu'avec les mondanités, mais je réponds toujours.
remi.sauvadon@gmail.com